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Les traditions funéraires
par Claire FABRE
Cimetière sénégalais par Jan Dudas - Mon Sénégal
Au Sénégal, que l’on soit musulman, catholique ou animiste la mort n’est qu’un passage et n’est en rien la fin de la vie. C’est donc une fête qui se célèbre en tant que telle. Chez les Diolas par exemple, enterrer une personne âgée se fête pendant trois jours en continu. S’il s’agit du deuil d’une jeune personne, on gardera alors le silence. Mais dans d’autres ethnies comme chez les Soninké le silence n’est pas de mise.
Le devoir de mémoire passe par les pleurs, ceux des femmes, par l’eau, une eau chaude qu’on appelle eau amère et qui lave le mort revêtu d’un habit blanc. Un rituel musulman est conduit par un marabout et est plus ou moins suivi par le village selon le défunt et sa réputation. S’il s’agit d’une figure du bourg, le deuil peut toucher l’ensemble de la population peut durer plus d’une semaine.



