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Kaolack
par Claire FABRE
Kaolack par Jon Baker - Mon Sénégal
Le Sine-Saloum, c’est le point de rencontre du fleuve Saloum et de son affluent le Sine. Deux paysages s’offrent alors à nos yeux : d’une part, l'Est et sa terre aride, ses champs de mil et d’arachide ; de l’autre, la savane luxuriante, une mer d’eau douce et d’eau salée qui pénètre la terre pour former un immense marécage où s’entassent palétuviers et sable blanc.
Outre la culture de l’arachide, ce sont les oiseaux qui font toute la richesse de ce delta : flamants roses, sternes royales, marabouts, aigrettes, oies, canards et bécasses… ils sont des milliers à colorer le ciel sénégalais.
Kaolack
Sur la route de Banjul, de la Casamance et du Sénégal oriental, Kaolack est, de prime abord, tout sauf une ville pour vacanciers. Enrichie par le sombre trafic des esclaves, la ville poursuit aujourd’hui son destin économique en commercialisant l'arachide.
Kaolack peut s’enorgueillir d’un des plus grands marchés du Sénégal. Sous ses galeries à arcades datant de la colonisation, on y vend des cotonnades, du poisson, des bijoux, des pneus, des sacs… Un grand et joyeux barda !
Près de 150 000 habitants logent dans ce qu’on peut qualifier de vraie cité africaine d'aujourd'hui. Lorsque l’on sort de la ville et qu’on prend la direction de Dakar, on aperçoit une immense mosquée : Kaolack est le siège de la confrérie des tidjanes qui représente un tiers des musulmans du Sénégal.



